Un menton en retrait qui adoucit trop le profil, un ovale qui manque de définition : les causes du menton fuyant, et les trois niveaux de réponse — injections, génioplastie, chirurgie des mâchoires.
Le « menton fuyant » — les médecins parlent de rétrogénie ou de menton en retrait — donne au profil un aspect adouci, effacé, parfois interprété à tort comme un signe de caractère. Il peut aussi estomper la limite entre le visage et le cou et donner l'impression d'un double menton, même chez des personnes minces.
Il recouvre en réalité deux situations bien différentes, que l'examen distingue au premier coup d'œil :
Distinguer les deux est essentiel, car la réponse n'est pas la même — et c'est précisément le rôle de la consultation, avec au besoin une analyse céphalométrique.
Les injections d'acide hyaluronique — la génioplastie médicale — projettent légèrement le menton en une séance de trente minutes au cabinet, sans éviction sociale. C'est la réponse aux demandes modérées, ajustable et réversible ; le résultat dure en général douze à dix-huit mois.
La génioplastie chirurgicale corrige définitivement la position du menton : le fragment osseux est mobilisé par piézochirurgie, avancé dans la position définie lors de la planification, et fixé par mini-plaques. Tout se fait par l'intérieur de la bouche — aucune cicatrice visible — et la reprise du travail se fait en une quinzaine de jours. C'est la solution de référence lorsque le menton seul est en cause et que l'on souhaite un résultat stable, avec son propre os.
L'ostéotomie mandibulaire s'impose lorsque c'est toute la mâchoire inférieure qui est en retrait : avancer uniquement le menton laisserait le décalage dentaire et fonctionnel en place. L'avancée mandibulaire corrige le profil et l'articulé en même temps — et améliore le passage de l'air, un bénéfice notable en cas de ronflements ou d'apnées. Une génioplastie peut la compléter en touche finale.
Par l'examen, tout simplement. En consultation, le Dr Galli analyse la position du menton, l'articulé dentaire et l'équilibre du profil — au besoin avec une imagerie 3D — puis vous expose la gradation des solutions applicables à votre situation, de la plus douce à la plus complète, avec leurs avantages et leurs limites. La décision vous appartient toujours, sans jamais pousser vers la solution la plus lourde ; beaucoup de patients commencent d'ailleurs par des injections avant d'envisager, ou non, une correction définitive.
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